Je met du patchouli, je m'attache les cheveux à l'arrache, des mèches me tombant devant les yeux, je fume ma clope dehors, je saute l'heure du déjeuner. Heure que je passe au froid, à écrire & à écouter Starwberry Fields, parce que John me rend dingue... Tout comme lui. Mais ça, je préfère oublier pour le moment. Le soir, chez moi, je m'ennuie, alors je m'amuse à nouveau à contempler mon verni rouge et à rire bêtement toute seule, en pensant à ces chaussettes à pois que je vais m'acheter demain, parce que j'aime ça, je trouve ça kitsch et marrant, et que ça me plaît. That's all. Je lis encore Virginia Woolf, sans me lasser... J'aime traîner dans les rayons et chercher quel livre je vais bien pouvoir me prendre. Mes étagères ne sont pas assez solides pour tous les contenir, alors je les empile sur le sol, en attendant. Ma chambre est un bordel sans nom, couvert de livres, de feuilles, de vynils empilés dans un coin, mes fringues préférées envahissant mon lit et mon coffre... Mais putain, qu'est-ce que j'y suis bien moi, dans mon bordel. Je trouve qu'il me représente bien, ce bordel sans nom.
Je joue Angie, du moins, je m'entraîne. Ce morceau, j'en suis tombée amoureuse. En l'écoutant, je pense à lui, encore & encore. Il me colle à la peau. Everywhere I look, I see your eyes, c'est exactement ça. I see your eyes... everywhere...